Roads of Exile — Remembrance and Justice. Towards a comprehensive condemnation of Francoist rule and a rehabilitation of all its victims —Mémoire et Justice à Argelès sur mer du 17 au 19 février 201

Spain’s parliament has refused to overturn the death sentence passed on Lluis Companys, president of the Generalitat [of Catalonia] and the sentences handed down by repressive Francoist courts on all those men and women who struggled on behalf of freedoms now enshrined in the constitution. Parliament’s view is that Lluis Companys has already been rehabilitated under its ‘Historical Memory Law’, which states that ideologically- or politically-motivated sentencing by the Francoist regime was without legitimacy.

Today we find ourselves in a situation that places in serious jeopardy the operation of a law-based state and the very honour of the Democracy enshrined in the 1978 constitution. Not only can we not now sit in judgment of the Franco regime’s crimes against humanity — crimes that breach the spirit and the letter of international law — but we all have to bear the shame of Francoist sentences being allowed to stand.

Apart from any circumstantial factors, the ‘memory deficit’ in Spanish society needs to be made good and, to achieve this, we must continue with our campaign against silence and forgetting — and to demand moral, political and judicial reparations for the victims of Francoist repression.

We are left with an intolerable historic injustice: sentences passed by the Franco dictatorship’s courts being upheld in Spanish law, 70 years after the end of the civil war — and 30+ years after the birth of so-called ‘democratic’ Spain.

Francoism is barbarism: it was the only regime of fascist ideology to successfully outlive the totalitarian dictatorships of Hitler and Mussolini. Macabrely, it survives today in 21st century Spain, embodied in the memory of the hundreds of thousands of its victims who fought in freedom’s cause during the dark days, victims whose memory still awaits full rehabilitation by the institutions of the Spanish state. All this because the so-called ‘Historical Memory Law,’ passed by the Spanish parliament, lacks the gumption to overturn — with all the attendant legal consequences — sentences handed down by the courts of that bloodthirsty dictatorship: unfair, arbitrary and criminal judicial verdicts that led to the heroic opponents of the Franco regime being jailed, tortured and murdered with impunity, all in the name of the ‘law’.

Today, every Spanish republican exile association has united to bring pressure to bear on the Spanish government and call on European institutions to demand the resolution of this injustice — the dictatorship’s sentences — as well as securing moral, legal and material reparations for the ‘disappeared’ of Francoism, the men and women whose remains lie scattered along the sides of roads and in secret pits. These were men and women from all walks of life who had the dignity and courage to be the among the first Europeans to take a stand against totalitarianism in the hope of making a better world possible.

Il y a 80 ans, les élections ont instauré la IIe République en espagne. Aujourd’hui, elle n’est toujours pas restaurée et on attend encore la réhabilitation des victimes du franquisme et le procès de Franco. Les Chemins de la Retirada 2011 s’inscrivent dans le combat juridique, éthique et politique des associations pour la récupération de la mémoire historique, comme dans la continuation de la démarche «Vérité et Justice» commencée par le juge Garzòn. Les Caminos de la Retirada 2011 s’intitulent «Mémoire et Justice».

Mémoire et justice : pour la condamnation totale du régile franquiste et la réhabilitation de toutes ses victimes

Le Parlement espagnol vient de refuser l’annulation de la sentence de condamnation à mort du président de la Généralitat Lluis Companys ainsi que les sentences prononcées par les tribunaux répressifs franquistes contre tous ceux qui luttèrent pour les libertés aujourd’hui constitutionnelles. Le Parlement considère qu’il a déjà procédé à la réhabilitation de Lluis Companys par la Loi de Mémoire Historique qui declare illégitimes les condamnations édictées par le régime franquiste pour raisons idéologiques ou politiques.

Nous nous trouvons donc devant une situation qui hypothèque gravement le fonctionnement de l’État de droit et l’honneur de la Démocratie instaurée par la Constitution de 1978. Car cela signifie que non seulement on ne pourra pas juger les crimes contre l’humanité du régime franquiste qui sont en rupture avec l’esprit et la lettre du droit international, mais que nous devrons tous assumer la honte de la continuité des sentences franquistes toujours en vigueur.

Au-delà de toute situation conjoncturelle, nous croyons qu’il est important de combler le déficit de mémoire existant dans la société espagnole et que, pour cela, il faut continuer à lutter contre le silence et l’oubli, mais aussi pour la réparation morale, politique et juridique des victimes de la répression franquiste.

Nous sommes devant une injustice historique qui nous est insupportable : le maintien des sentences prononcées par les tribunaux de la dictature franquiste dans la jurisprudence espagnole, alors que 70 ans ont passé depuis la fin de la guerre civile et que l’Espagne « démocratique » prétend avoir plus de 30 ans d’existence.

Le franquisme est une barbarie, seul régime d’idéologie fasciste qui a réussi à survivre aux dictatures totalitaires de Hitler et Mussolini et qui perdure de façon macabre dans l’Espagne du XXIe siècle. Elle est personnifiée par ces milliers de victimes qui ont combattu pour la liberté au moment des ténèbres et qui attendent encore que leur mémoire soit entièrement réhabilitée par les institutions de l’État espagnol. Et il en est ainsi parce que la Loi dite de Mémoire Historique, approuvée par le Parlement espagnol, n’a pas osé annuler, avec toutes les conséquences qui prévalent en droit, les sentences prononcées par les tribunaux de cette dictature sanguinaire : décisions judiciaires injustes, arbitraires et criminelles qui servirent à emprisonner, torturer et assassiner impunément et légalement les héroïques opposants au régime de Franco.

Toutes les associations de l’exil républicain espagnol s’associent pour faire pression sur le gouvernement espagnol et les institutions européennes pour exiger l’élimination complète de cette injustice que sont les sentences de la dictature, mais aussi pour obtenir la réparation morale, juridique et matérielle des “disparus” du franquisme, qui restent encore éparpillés au bord des routes et dans des fosses clandestines. Tous ces hommes et femmes, de toutes conditions, qui eurent la dignité et le courage d’être les premiers Européens et Européennes à combattre le totalitarisme pour rendre possible un monde meilleur.